Mardi 10 juillet 2007
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11:13
Une farce efficace dans une fable faiblissant.
Un monde qui se noie dans d'étranges facéties.
Domination des mots pour vaincre les maux de nos aspirations.
Le souffle fabuleux écarte sur son passage le saignement des vies désengagées.
Par lakraouette
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Vendredi 29 juin 2007
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13:04
La goulue ne le sait, mais l'Autre ira bercer l'embryon des échos.
La bouche est édentée mais sourit humblement.
Soudée sous le ciel noirci, la sans-sou souffle sur les soupirs.
Vaporisée de douces vagues sèches, elle fauche les herbes hautes.
La main sûre et savante sangle la muse grise.
Par lakraouette
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Jeudi 21 juin 2007
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11:14
Plaisir des mots dits et plaisir de la chair.
Plaisir des pensées chuchotées vers un lobe attentif.
Plaisir de crier la douleur de vivre et la joie de vivoter.
On hurle quand les mots sont insignifiants.
Ces mêmes mots qui dégoulinent sur l'asphalte à force de les dire.
Les mots tus, avortés, sont ridés dans leur sens.
Elle crache des mots doux qui iront se heurter au mur silencieux.
Quand elle les effleure, ils prennent un goût de feuille séchée, quand elle parle à son aimé, ils se font racines terrotées.
Le vent surprend parfois à kidnapper les mots des morts qui ont vécu.
Si on reprend les mots de l'autre, il n'y a plus de plaisir.
Le plaisir naît des enchevêtrements et des volutes tiradées.
Par lakraouette
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Mercredi 20 juin 2007
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13:13
C'est un requiem silencieux qui s'approche de nous un peu plus chaque minute.
Par lakraouette
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Mardi 19 juin 2007
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11:30
Dans la cour ombragée, tu t'estompes et tu meurs à petit feu.
Tu danses dans le mausolée de l'ailleurs. Tournoies de fleur en fleur.
Transe douce, amère naissance.
De tes bras monstrueux sortent le Néant et le Tout.
Tu t'agites, tu sursautes et peints malgré toi la couleur du doute.
Par lakraouette
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Samedi 9 juin 2007
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16:08
Tu es arrivé.
Ta figure montrait une chose et ton coeur se dédoublait.
Tu étais, tu vivais, tu mourrais.
Ton esprit naviguait dans les méandres d'une explosion factice. Ton seuil de tolérance augmentait chaque jour.
Tu aimais.
Le foisonnement de tes aigreurs se terrait en un lieu que toi seul soupçonnais.
Ta transparence, ton mot d'ordre, personne ne la mit en doute.
Une nuit alors, j'empruntais ta folie pour me frayer un chemin vers l'obscurité de mon âme.
Tu dormais.
Tes mots résonnaient en moi.
Seule, je parcourais l'horizon et le goût de la mort. Je me sentais sereine face à ce gouffre.
Je réalisais que j'étais maître de mes pas. Un de plus et je tomberais dans l'oubli. J'étais puissante. Je puisais les ressources afin de remonter chez les
vivants.
Mon heure s'amenuisait. Elle se refusait à moi, maîtresse de mon temps.
Je me rappelais tes mains sur mes yeux et les ouvrais pour être sûre. Sûre que le pas que j'avais franchi était bien le mien.
Alors je te vis debout, derrière moi.
Ainsi je n'étais pas seule.
Ainsi, tu étais capable de me regarder sans que je le sache, et veiller à ce que je prenne Ta décision.
Je levais donc un pied, le posais sur la rambarde du balcon, et pris Ma décision.
L'air est frais ce soir...
Chute de mon monde.
Tu m'as trahie.
Par lakraouette
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Vendredi 8 juin 2007
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19:37
Du rouge du rouge du rouge
Du désinhibiteur de violence
Au sang de la mort
Sans oublier celui de l'émotion
- tiens, une tâche sur la nappe ! et voilà, ça dérape
- il fut assassiné
- tu me plais
Il éclate, il fornique, il fascine, il nous tente, il est universel, il est intolérant, il tue
Par lakraouette
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